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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #23568 dans Livres
- Publié le: 2017-02-02
- Sorti le: 2017-02-02
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 4.25" h x
.51" l x
7.01" L,
- Reliure: Broché
- 304 pages
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
20 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile.
Un peu décevant
Par Le Lorgnon mélancolique
Il est heureux que ce livre ait eu un prix littéraire, au moins cela pourra possiblement inciter les lecteurs à relire, ou plus vraisemblablement lire Jean Racine. Quant aux qualités intrinsèques de cette biographie romancée du tragédien, elles ne convainquent pas vraiment. Le prétexte du chagrin d'amour qui pousse la narratrice vers l'œuvre de Racine et la lecture "thérapeutique" qu'elle en fait n'occupent que quelques pages, alors que c'est la vraie originalité du livre. On aurait aimé voir explorées les vertus curatives de cette rencontre littéraire, de la conjonction inattendue entre une œuvre du XVIIe et une déréliction sentimentale contemporaine. Non, le reste du texte bascule dans une longue et fastidieuse reconstruction biographique dans un style mécanique et efforcé, avec une sorte de raideur bien éloignée des hiératiques splendeurs raciniennes. Par contraste, le "Racine" de Thierry Maulnier (Folio essais n°98 Gallimard) que j'ai repris m'a paru LE monument critique incontournable pour comprendre et apprécier le singulier génie de Racine (particulièrement l'éclairant chapitre VIII: "Connaisance des cœurs") et sa vitalité toujours actuelle. Sans être assommant, il y a dans ce livre un peu d'ennui mais qui n'a pas les mystérieuses et fécondes beautés de l'"ennui" racinien...
17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile.
Un livre sensible sur la vie du grand Racine
Par Solal
Je l'avais acheté et mis de coté. J'avoue que je l'ai lu parce qu'elle était finaliste au Goncourt.Bérénice est plaquée par son amant Titus qui choisit sa femme. Elle déprime énormément. Comment va t-elle remonter la pente? en se plongeant dans la vie de Racine. C'est lui le vrai héros du roman. On se demande comment un janséniste aussi "sévère " a pu écrire les plus belles tragédies et passions françaises. Finalement, on se prend à la lecture, on devient passionné nous même par cet homme génial (et complexe! et lui aussi passionné et amoureux transi de la Duparc et jaloux, tellement jaloux de Corneille!). Je ne savais pas que la langue de Racine (que je considérais comme la plus pure de France) était en réalité pleine "d'écarts", de "permissions" singulières voulues par Racine parce que seul lui importait l'effet du vers, sa musicalité, l'effet d'ensemble RESSENTI. Un génie donc, qui se donne ses propres règles.Bref, qu'on ait lu Racine ou pas, qu'on soit littéraire ou pas, on peut vraiment aimer ce roman fin, intelligent, musical et qui surtout n'ennuie jamais.Après avoir fermé le bouquin, on ne comprend pas le titre.
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.
Bérénice n'aimait pas Titus non plus
Par Didon71
-Certes, N. Azoulai écrit bien, sa phrase tombe juste, le style est parfaitement maîtrisé. Elle est très bonne aussi quand elle commente le style racinien.-Mais quelle sécheresse de cœur dans l'expression des sentiments ! Tous les personnages sont égoïstes, narcissiques, déplaisants, dans un récit qui, en principe, parle du "chagrin d'amour". En premier lieu, la Bérénice moderne quittée par son amant, "Titus", dont on apprend p.194 qu'il est non seulement marié, mais père de 4 enfants, ce qui peut expliquer, tout de même, qu'il mette un terme à son escapade amoureuse. Mais notre nouvelle Bérénice voudrait qu'il plaque tout pour elle, et lui assure que "les enfants pardonnent"... Azoulai ne voit pas que le Titus de Racine pouvait, par amour, quitter l'Empire, mais que son Titus moderne devait, par amour, rester auprès de ses enfants. Dans le premier cas, il y a conflit entre l'amour et l'ambition ; dans le deuxième cas, il y a conflit entre l'amour pour une femme et l'amour pour les enfants. C'est très différent.-Le livre est en fait une biographie de Racine ; on finit par comprendre que le "chagrin" de la Bérénice moderne dans les 1ères pages n'était qu'un prétexte pour dérouler un récit historique sans aucun rapport avec le "chagrin" en question : on a droit à l'exposé de la carrière de Racine, vil courtisan s'il en est (dommage, j'adore son œuvre), bien au-delà de la date de composition de la pièce Bérénice. Sécheresse de cœur là encore : Racine se réjouit de la mort de l'un de ses acteurs, "pilonne" au lit sa maîtresse, espère que Corneille mourra bientôt, envie Louis XIV d'envoyer au massacre tant de soldats etc. Azoulai se flatte semble-t-il de mettre au jour le rapport intime que Racine entretient avec la violence. Mais, hélas, la violence, la cruauté, la férocité égoïste sont notre lot commun. Ce qui distingue Racine, à mon sens, c'est sa douceur ; qualité bien rare.-D'un point de vue purement littéraire, le fait d'adopter le point de vue d'un grand homme (Racine) et de prétendre tout connaître de ses pensées les plus intimes me paraît être un choix un peu vieillot. De même le récit linéaire des événements, pas très novateur.
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